Mondial 2018 : Macron, télés et pizzas… qui va profiter de la qualification des Bleus ?

Les hommes de Didier Deschamps ont fêté leur qualification pour la Coupe du monde en Russie. Mais d’autres peuvent aussi s’en féliciter.

Rendez-vous en Russie. Premiers de leur groupe de qualification après leur victoire contre la Biélorussie mardi soir (2-1), les Bleus disputeront, comme espéré, le Mondial 2018 en juin et juillet. Mais si les Griezmann, Giroud et Lloris ont logiquement fêté leur sésame pour la compétition avec le public du Stade de France, d’autres ont aussi toutes les raisons de se féliciter de la présence française à la Coupe du monde russe.

Emmanuel Macron et le gouvernement
Juin 2018, c’est très loin à l’échelle de la vie politique. Mais Emmanuel Macron et son gouvernement peuvent déjà s’accrocher à l’espoir d’une remontée dans les sondages lors du Mondial. Pour cela, il faudra quand même que les Bleus brillent un minimum et rendent l’opinion publique plus indulgente que d’ordinaire : en 2014, la cote de popularité de François Hollande avait connu une brève remontée avec la qualification des hommes de Didier Deschamps pour les quarts de finale de la Coupe du monde au Brésil.

Dans le domaine, Jacques Chirac reste celui qui a le plus profité des performances de l’équipe de France. L’ancien président a eu la chance de profiter d’une victoire en 1998 et d’une finale en 2006. La première lui avait fait gagner 14 points de popularité en deux mois, la seconde cinq points en un mois. A l’inverse, le fiasco de 2002 lors duquel les champions du monde tricolore avaient été sortis dès le premier tour avait entraîné une brève descente de sa popularité juste après sa réélection.

Les vendeurs de téléviseurs
La perspective d’un mois de football est-elle un bon motif pour changer son téléviseur ? Oui, selon nombre de Français, titillés par l’envie de s’offrir un écran plat pour profiter tranquillement des matchs des Bleus. En 2014, le Mondial avait fait grimper les ventes de 11% au deuxième trimestre, selon le cabinet GfK France. Deux ans plus tard, l’Euro organisé sur notre territoire avait entraîné une hausse spectaculaire de 30% en un an.

Et quitte à s’acheter une nouvelle TV, autant l’optimiser d’emblée. Toujours selon le cabinet GfK, les barres de son ont connu une croissance de 4%, soit 540 000 pièces, l’année dernière. Bref, le marché de la télévision peut espérer une année faste en 2018.

Les vendeurs de pizzas et de bières
Ce sont les grands classiques d’une soirée foot à la maison. Et évidemment, pizzas et bières vont énormément profiter des matchs des partenaires d’Antoine Griezmann. Lors du France-Albanie en poules de l’Euro 2016, Domino’s Pizza avait enregistré une hausse de 70% de ses ventes et vendait 3,6 pizzas à la seconde. A l’époque, son concurrent Pizza Hut annonçait un boom de 45%.

Mais comme la quatre-fromages donne soif, les Français accompagnent la chose d’une bière. En 2014%, les ventes de bière retrouvaient leur niveau de 2011 grâce au Mondial. Mais un facteur joue énormément sur la consommation de jus de houblon : la météo. Les brasseurs attribuent la petite hausse de 3% des ventes de bière en 2016 aux températures maussades lors de l’Euro.

Les diffuseurs
Un simple coup d’oeil à l’historique des plus grosses audiences de la télévision française permet de comprendre l’enjeu d’une présence tricolore dans une grande compétition internationale. L’an dernier, la finale entre la France et le Portugal a attiré 20,8 millions de téléspectateurs sur M6. Sept matchs des Bleus occupent les sept premières places des audiences de l’année 2016.

Là encore, un bon parcours des Bleus aiderait TF1 et beIN Sports à rentabiliser leurs investissements pour s’offrir les droits de retransmission. Et qui sait, peut-être permettre à la première chaîne de France de battre le record historique du Mondial 2006, où la confrontation entre Français et Portugais en demi-finale avait séduit 22,2 millions de personnes.

Et l’économie en général ?
On ne peut pas parler d’un effet Coupe du monde significatif. Selon une étude réalisée en 2006 par la banque ABN-Amro, le pays vainqueur a enregistré une hausse moyenne de croissance de 0,7%, là où le finaliste a vu sa croissance rognée de 0,3%. Deux exceptions à ce principe : l’Allemagne en 1974 et l’Argentine en 1978.

Là encore, il faut relativiser la chose. Les victoires de l’Espagne à l’Euro 2008, au Mondial 2010 puis à l’Euro 2012 n’ont pas sorti le pays du marasme économique. Dans son étude, AN-Amro expliquait d’ailleurs que les effets «ne sont pas puissants au point de transformer une récession en un boom». Si vous en doutiez, un Mondial de football n’accomplit pas tous les miracles.

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Category: Divers

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